Finir les abords d'une extension, c'est souvent la dernière étape du chantier - et pas la moins importante. Un pourtour non traité, c'est de la boue en hiver, des herbes qui poussent contre les murs, de l'eau qui stagne en pied de façade. À Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, on a coulé 35 mètres linéaires de trottoirs béton armé sur 120 cm de large et 15 cm d'épaisseur autour d'une extension de maison individuelle.
Le terrain a été décapé sur toute l'emprise des trottoirs. La terre végétale, trop meuble et organique, ne constitue pas un support fiable pour un béton destiné à durer - elle se tasse différemment selon les zones et provoque des fissurations prématurées.
Un lit de gravier a été mis en place après décapage. Le gravier remplit deux fonctions : stabiliser mécaniquement le support sous le béton et assurer le drainage de l'eau qui pourrait remonter par capillarité depuis le sol. Sur 15 cm de béton armé, un fond bien préparé, c'est la garantie que la dalle ne travaille pas dans le vide quelques années après la pose.
Le coffrage a délimité précisément les trottoirs sur les 35 ml. Largeur constante à 120 cm, arêtes droites - le coffrage conditionne le rendu final autant que le coulage lui-même.
Le treillis soudé a été posé sur cales à l'intérieur du coffrage, centré dans l'épaisseur de béton. Sur 15 cm d'épaisseur, le treillis doit être correctement positionné dans la masse - trop bas, il ne reprend pas les efforts de flexion, trop haut, il risque d'affleurer en surface et de rouiller.
Un béton non armé de 15 cm peut sembler suffisant pour un trottoir piéton. Mais autour d'une extension, les trottoirs sont souvent longés par des véhicules, des engins de jardin, parfois franchis par une roue. Le treillis soudé limite la fissuration sous ces charges ponctuelles et maintient la cohésion du béton si une fissure apparaît malgré tout.
Le béton armé a été coulé en continu sur chaque tronçon, réparti uniformément dans le coffrage. La finition taloché a été réalisée soigneusement - surface plane, légèrement rugueuse, antidérapante par temps humide. Autour d'une maison, c'est la finition la plus adaptée : ni trop lisse comme un dallage poli, ni trop granuleuse comme un béton balayé.
Des joints de dilatation ont été intégrés tous les 4 mètres sur l'ensemble du linéaire. Ces joints permettent au béton de se dilater et de se contracter librement selon les variations de température sans se fissurer de façon anarchique. Dans le 13, les écarts thermiques entre l'été et l'hiver sont importants - un béton coulé sans joints de dilatation finit toujours par fissurer à des endroits non maîtrisés.
L'espacement des joints de dilatation se calcule en fonction de l'épaisseur de la dalle et des conditions climatiques locales. Sur 15 cm d'épaisseur en extérieur dans les Bouches-du-Rhône, un joint tous les 4 mètres correspond aux règles de l'art. Trop espacés, les joints ne jouent plus leur rôle. Bien positionnés, ils concentrent les mouvements du béton à des endroits précis et contrôlés.
Abords protégés, circulation facilitée, eau évacuée loin des murs - les trottoirs remplissent leur rôle dès les premières pluies. L'extension dispose maintenant d'un pourtour soigné, durable, qui ne demandera aucun entretien particulier.
Tony Construction intervient à Rousset, Trets, Fuveau, Aix-en-Provence, Châteauneuf-le-Rouge, Gardanne, Meyreuil et dans tout le secteur des Bouches-du-Rhône pour la réalisation de trottoirs béton, dalles extérieures et travaux de maçonnerie. Appelez le 04 69 00 17 85 pour un devis gratuit.